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 Le dilem du haut-breton...

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Krapadoz
Thuata de dannan
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MessageSujet: Le dilem du haut-breton...   Mar 20 Sep - 21:10

j'ai remarqué qu'il y a beaucoup de haut-bretons sur ce forum, j'aimerais soulever un post sur ce fameux dilem que voici:

A cause de l'abscence de culture bretonnante autours de lui (nom de famille romanisé, pas de grand-parents bretonnants...)le haut-breton qui veut s'affirmer "breton" se send toujours obliger de pousser toujours au maximum sa bretonnité: apprendre le breton, l'histoire bretonne, militer, voter breton, écouter de la musique bretonne ect...
Il doit sans cesse se rassurer, chercher toujours plus d'infos sur son pays, des petites phrases simple comme "loire atlantique est évidemment en bretagne" ou "Rennes et fougère ne sont pas moins bretonne que brest et Carhaix".

Parfois le doute s'installe (largement allimenté par certains...)Est ce que c'est légitime pour moi d'apprendre le breton alors qu'on le parle plus ici depuis plusieurs siècle ? Avoir l'impresssion d'apprendre la langue d'un autre voilà le dilem du haut breton.

Entre breton qui apprenent la langue on ose pas parler la langue des ancêtres car on se dit que l'autre risque de nous critiquer. Sentiment qui n'héxiste pas autant dans les autres langues.

Au final à force de "soif de bretonnité" le haut breton fini par être plus "breton" que le bas breton....

Avez vous ces sentiments ? Qu'en pensez vous ?
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Mar 20 Sep - 21:50

A t-on parlé "Breton" en basse Bretagne ?
Je crois que se sentir breton vient de l'"intérieur", le montrer c'est bien mais comment ? Pas forcément en mettant des T-shirt, plutôt en oeuvrant pour la culture et le patrimoine, et je pense que ça peut être valable pour les autres régions.
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Mer 21 Sep - 0:23

La culture gallèse (ou britto-romane) est peut-être encore trop minoré en Bretagne de nos jours. De ce fait, les hauts-bretons ont peut-être tendance à se montrer plus bretons que les "bas bretons".
Mais mis à part le fait linguistique (à savoir qu'en "Basse Bretagne" les gens on des grands-parents bretonnants), les différences sont plus faibles. Les bretons partagent une histoire commune et des cultures très proches.

De fait, les cultures en Bretagne sont diverses. Le breton y a reculé. D'ailleurs, à mon sens, la Basse-Bretagne (pas terrible comme terme ! Wink ) est un terme qui recouvre plusieurs réalité. On devrait plutôt parler de "Bretagne bretonnante". Or, il y a déjà une dualité entre vannetais et KLT dans cette région. Pourtant, elle forme elle-même une unité. Il en est sans doutes de même en Haute-Bretagne. Je crois qu'il faut mettre cette culture romane en Bretagne au même plan que la culture celtique, comme en Ecosse avec le gaélique et le "scott".
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Mer 21 Sep - 10:10

Sans parler de la langue bretonne parmée façcon " Trégor" ou "Bigoudène" les accents et les expressions sont différentes, j'en ai fais l'expérience pendant les vacances !!
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Mer 21 Sep - 18:56

Tout ce que tu site en exemple je le fait Anton, mais pas par obligation, par ce que c'est dans ma mentalité. S'interdire (et interdire) de parler Breton en haute Bretagne est une ignominie, reposant sur un seul argument: "ont ne parle plus Breton depuis longtemps"
La belle affaire, avant le francais, c'était le Breton la langue majoritaire. Ce qui compte, c'est la volonté populaire ici et maintenant.
Remarquez comme ceux qui prennent ces pretextes sont les premiers à reprocher aux Bretons d'évoquer leur propre histoire.

Le gallo n'est pas une langue qui m'attire, pareillement pour beaucoup puisqu'il n'est parlé que par environ 50 000 personnes contre les quelques 250 ou 350 000 brittophones.
Pour moi haute ou basse, gallese ou bretonnante, la Bretagne est immuablement Bretonne de Fougères à Clisson.
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Krapadoz
Thuata de dannan
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Mer 21 Sep - 20:23

Je suis daccord avec toi Gwenhadu, jamais je reprocherais à un habitant de fougère de parler breton, cette langue est autant la sienne qu'un habitant de bretagne bretonantes.
Je dirais que le breton est plus qu'une langue. C'est un peu la consécration de notre bretonnité
Sans elle la Bretagne serait un petit coin de France comme les autres. Elle est l'héritages de nos ancêtres kymrys qui étaient présent dans toutes la Bretagne.
Pour le gallo, je n'ai pas un avis clair dessus, Je suis tout a fait daccord que cette langue doit survivre. Mais comme tu le fait remarquer Gwenhadu elle n'atire pas grand monde certainement parce qu'elle est encore moin médiatisé que le breton, que son image de "patois" est encore très présente dans les esprits. Les gens ont aussi la fleme d'apprendre une langue que n'importe qui peut a peu pres comprendre à l'écrit (à l'oral c'est autre chose)
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Mer 28 Sep - 16:48

c'est vai que l'ont entend pas beaucoups parlzer du gallo.
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Jeu 29 Sep - 0:24

Gwenhadu a écrit:

Le gallo n'est pas une langue qui m'attire, pareillement pour beaucoup puisqu'il n'est parlé que par environ 50 000 personnes contre les quelques 250 ou 350 000 brittophones.

Hélas trois fois hélas, non, le gallo n'est pas parlé par 50 000 personnes !
Environ 50 000 personnes émaillent leur français de quelques mots gallo.
Seule une poignée d'intellectuels le parlent, et encore ils ne sont pas vraiment d'accord entre eux.
Ils ont encore un sacré boulot devant eux.
Tous mes voeux les accompagnent.
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Jeu 29 Sep - 21:22

Mes grands-parents parlent un peu gallo, et ce n'est pas si dur à apprendre, je pense. Il pourrait y avoir quelques initiatives dans les écoles haute-bretonne pour soutenir ce language trop méconnu.
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Ven 30 Sep - 17:30

Shark a écrit:
Gwenhadu a écrit:

Le gallo n'est pas une langue qui m'attire, pareillement pour beaucoup puisqu'il n'est parlé que par environ 50 000 personnes contre les quelques 250 ou 350 000 brittophones.

Hélas trois fois hélas, non, le gallo n'est pas parlé par 50 000 personnes !
Environ 50 000 personnes émaillent leur français de quelques mots gallo.
Seule une poignée d'intellectuels le parlent, et encore ils ne sont pas vraiment d'accord entre eux.
Ils ont encore un sacré boulot devant eux.
Tous mes voeux les accompagnent.

Ce sont certainement les chiffres exacts, je ne sitais qu'une étude très approximative.
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Ven 30 Sep - 17:53

Vous vouliez du gallo, en voici, un communiqué de L'ANDON DOU GALO, Fédération des associations de défense et de promotion du gallo :

L'ANDON DOU GALO, Agherouaéy dez consortriy de defànss e de pormouvànss dou galo.
Ele permiae dou mei d'otob 2005, je sron antt-agherouae tertout pór huchae qé la Bertaèyn ét un terouaerr istoriq pouein separtabb, qé sti-la ét pouein erconaeü de chaé an chaé corr astourr o noz mnou e q'ela ét tout cóm vra pitiae.
Ét o la couteürr qé n'an s'avizz q'un paep ét cóm de yun. A-don, la couteürr ét l'istouaèrr a un paep e unn oraéy de châq couteürr s'orinn dedàn sa ou béin sez làngéïj a yèll. An Bertaèyn j'on la chànss de n-n'avaïr un coub an pu qé dou frànssae, o hardi d'eraerr antt yaeü qh'i son lez daeü-la aù parsu. Et un fayit chànss e unn fayit haeriy dam e faùt toutt forss se n-n'avizae. Mein dam etou, n-i arae pchae a onbli qhi son, lez làng-la, préchaéy su un terouaèrr qhi s'ahuche la Bertaèyn qé n-n'a 5 departaman gherr de mein.
Ele moñn de L'ANDON DOU GALO, agherouaéy dez consortriy de defànss e de pormouvànss dou galo q'il ét li, vieinron a la rassànbiaéy pór qé srae erjoueintaéy la Bertaèyn. Je sron pór un bon contt q'ele chevi-la ét consecànt vra consecànt pór unn bónn berouaéy de brett e de berton qhi n'se deconaessan pouein de lou filomiy, de lou istouaérr e d'lou tou-l'jou.
Ét béinto échuae qé faù durae a qé nótt paeï seij tronssae, a-don la, la Bertaèyn astourr ét d'domé unn otaé qhi se debardèlrae caùzz d'unn muraï qhi chómrae a faerr. Ét d'mem, mein dam je sóm horni vra horni de l'afaerr-la, mézae.
Faù béin s'avizae q'ele Berzonèq o ele Galo son dez consecàntt de maèrch anmèll de qaï qhi menn nótt paep. Nan prech galo su l'Ill-e-Vilaenn, la Leirr-de-Bertaèyn e l'ouraéy dou soulaèrr èz Graéy d'Armor e aù Morbihan, ét "Haùtt-Bertaèyn" qé s'ahuch ele terouaérr-la. Ela, e l'fein-bou d'la taerr e l'aùtt borr aù Morbihan e èz Graéy-d'Armor d'otou faet la BERTAEYN. La siunn-la mein, o n'se tronss pouein raporr a qé Mataù ou béin Léoui arae un ravi de mem. Et un paeï orinae o unn istouaérr de pu de 1000 añnaéy d'tàn.
Su la Leirr-de-Bertaèyn n-i a vra o qaï s'emeyae a-vaïr cóman q'ét mnae ele Galo dedàn l'anseniamàn parèm ou béin andrae son chevi dàn lez cmaenn e lez riaù. A-don, dedàn lez ecoll de Leirr-de-Bertaèyn n-i a om de poussae su nótt làng ; yan dam, anàndraet n-i a dez courr de Galo dàn lez ecoll su l'44 e ela ét vra pitiae a-veü de qa q'ét mnae añyou, dedàn lez aùtt paeï de Bertaèyn eyou qé n-i a tou cóm 1200 garsaï a poussae su l'Galo admézae. E l'epoureriy d'eraerr-la ét pu forr eqheniàntt o l'Bac e l'BTS corr. A-don, lez siun qh'il on apreinz ele Galo o lou moñn il on pouein l'draet de devouyae lou contt a l'egzamein a lou lonléizi raporr a qé n-i a pouein de siun "meinz capabb" o "l'éducation nationale" pór lou dirr cóman q'la y'a faet.
Dam, can q'c'ét qé nan véï paraï chaùzz, nan ét ti corr an biaù de dirr qé lez poussouz son d'égalitae tertout ?
Châq làng ét la prouv q'unn couteürr ét béin vioch corr e de mem il on qé d'yett louae pór yett an biaù de siaedd lou istouaérr. Et raporr a 'la qé je don avaïr dou qaï assae azurfein qé de mett ele Galo a s'erchómae.
Je n'creyon pouein, mein, nouz-aùtt lez l'Andou dou Galo q'ele conseï rejiona èz "paeï de la leirr" se boutra un jou a s'parae de féïsson d'o l'Galo.
Pór q'ele Galo seij dàn l'qa d'yett pormóvae e meinz a s'erchómae de féïsson su la Leirr-de-Bertaèyn, don, faù toutt forss a qé ele departamàn-la seij erjoueintae o lez 4 aùtt departamàn berton. Ét d'mem e n-i a pouein a sérchae dez poué par son laé.
Michael Genevée perzidànt de L'Andon dou galo
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Sam 1 Oct - 18:56

Ouuuuu dur dur de lire !!!! mais on arrive à comprendre un peu. J'aime les consonnance de cette langue qui fait penser au vieux Français
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Lun 10 Oct - 21:36

c'est donc une langue romane ?
les bretons qui ont à choisir entre les deux langues ont la flemme d'apprendre les deux, alors ils se tournent vers celle qui d'après eux est la plus représentative...
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Jeu 13 Oct - 19:29

Morgane a écrit:
c'est donc une langue romane ?
les bretons qui ont à choisir entre les deux langues ont la flemme d'apprendre les deux, alors ils se tournent vers celle qui d'après eux est la plus représentative...

Eh oui, nous avons dans les langues indo-européennes 4 branches :

- slave avec le russe, le serbo-croate et le polonais.

- germanique avec l'anglais, l'allemand, le néerlandais et les langues nordiques.

- celtique avec 3 rameaux : le celtique continental (gaulois, lépantique et celtibère), le gaélique (manxois, gaélique irlandais et gaélique irlandais) et le britonnique avec le cornique, la gallois et le breton.

enfin la branche latine avec 4 rameaux : le latin, l'italo-roman (italien et corse), l'hispano-roman (espagnol et catalan) et le gallo-roman dans lequel nous trouvons l'occitan, le français et le gallo.

CQFD
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Jeu 13 Oct - 19:49

Et aussi le grec, l'albanais et les langues baltes (lituanien, letton...).

Sans oublier les langues indo-européennes orientales : arménien, iranien et indo-aryen. Wink
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MessageSujet: Re: Le dilem du haut-breton...   Jeu 13 Oct - 20:27

voui, ça en fait un paquet, et ça prouve l'énorme diversité des peuples, rien qu'en Europe !
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